C’était la fin des années 1970, donc on avait beaucoup manifesté, beaucoup… La pensée politique avait beaucoup évolué, on s’était beaucoup ouvert au monde, avec les histoires de Viet-Nam, d’ouverture culturelle, etc. Tout un tas de choses à digérer. Les gens avaient vraiment besoin de voir la société différemment. En fait beaucoup de gens ont réalisé qu’en jouant, notamment à des jeux étrangers, c’était un bon moyen de voir les choses autrement. C'est-à-dire qu’à l’intérieur d’un jeu, on pouvait facilement faire passer des concepts, on peut amener quelqu'un à se conduire d’une certaine manière – par les règles – et finalement être amené à comprendre des concepts philosophiques, politiques, qu’on pourrait pas comprendre autrement que par des gros bouquins très ardus et très chiants. Ça donnait des jeux... comme Mai 68, ça a créé aussi un engouement pour des jeux qu’on retrouvait, des jeux égyptiens, des jeux incas, pour des jeux même français très anciens mais qui étaient des jeux dont les symboles et la manière de penser dans le jeu étaient un témoignage beaucoup plus fort et assimilable que n’importe quel bouquin, sur la manière de penser d’une autre époque.
En fait, y avait un grand engouement à l’époque pour à la fois découvrir les modes de pensée anciens ou étrangers et utiliser le jeu pour soi-même se mettre dans d’autres façons de voir. On voyait les choses d’une certaine manière à travers les échecs, proposons des nouveaux jeux qui permettent de voir les rapports de forces, les solutions aux rapports de forces, sous un autre angle, avec d’autres types de solutions. Il y avait ce climat politicophilosophico-culturel très intéressant…
Didier Guiserix (pdf - interview)
En fait, y avait un grand engouement à l’époque pour à la fois découvrir les modes de pensée anciens ou étrangers et utiliser le jeu pour soi-même se mettre dans d’autres façons de voir. On voyait les choses d’une certaine manière à travers les échecs, proposons des nouveaux jeux qui permettent de voir les rapports de forces, les solutions aux rapports de forces, sous un autre angle, avec d’autres types de solutions. Il y avait ce climat politicophilosophico-culturel très intéressant…
Didier Guiserix (pdf - interview)
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